Livre

Veillée d'armes, propos pour la rupture

Telle est au fond, la conviction
qui anime Philippe MARINI
dans ce livre.
L'élection présidentielle
de 2007 a marqué la fin d'une
période.
Refusant le consensus mou,
Philippe Marini appelle à
une rupture libérale,
c'est-à-dire un retour en force  de la volonté politique,
en opposition aux "déclinologues" ou aux rêveurs!

Perte du triple A : «Ceci ne mérite pas de susciter un grand émoi», selon Marini - ITV Public Senat

publié le 16 janv. 2012 01:35 par Damien Deneuville

L'agence de notation financière Standard & Poor's a décidé de dégrader la France. « Le spread français correspondait déjà à un niveau de notation inférieur. Les marchés aussi ont déjà anticipé », minimise le président de la commission des finances du Sénat, l’UMP Philippe Marini.

La perte du triple n’est pas une surprise. Quelle est votre réaction ?
C’est un événement qui a mon avis a été banalisé par avance par tous les débats et commentaires qui ont eu lien. Les conséquences en termes de financement sont probablement déjà intégrées par les marchés. Ceci ne mérite pas de susciter un grand émoi. Et cela montre bien la nécessité de prendre des mesures structurelles, de ne pas perdre de temps et de s’attaquer, avec le levier fiscal, à la question de la compétitivité de nos entreprises.

Le taux d’emprunt de la France va-t-il encore bouger ?
D’après ce que me disent les spécialistes, le spread français (différence entre le taux français et allemand, ndlr) correspondait déjà à un niveau de notation inférieur. Les marchés aussi ont déjà anticipé.

Valérie Pécresse affirme que « la France est une valeur sûre ». Cette dégradation vous parait-elle justifiée ?
Que la France soit une valeur beaucoup plus sûre que nombre d’Etats, c’est une certitude. Après, je ne suis pas analyste financier, je n’ai aucune responsabilité chez S&P, je ne suis pas le mieux placé pour répondre.

On prête ces mots à Nicolas Sarkozy : « Si on perd notre triple A, je suis mort ». C’est une difficulté de plus pour la présidentielle ?
On ne prête qu’aux riches mais ce propos ne me semble pas avoir été officiellement tenu. Il n’a probablement jamais été tenu. C’est un jeu assez naturel que de faire des commentaires. Nul ne pensait que le chemin vers la réélection, qui à mon avis a encore de réelles chances, serait un chemin pavé de facilités et une promenade de santé.